09 novembre 2008
Le retour de la vengeance de la rubrique bouquins...
Ok, ok, ok... je sais, ça fait bien longtemps que je ne vous ai pas parlé de bouquins. Ce n'est pas que je ne lisais plus, non, non, non, j'ai bien dû lire une cinquantaine de livres depuis mon dernier post littéraire (yes, I am a Serial bookeuse), mais j'avais l'impression que ça ne fascinait pas les foules, vu le tout petit nombre de commentaires laissés...
Bref, m'en fiche, je me fais plaisir et j'espère que ça plaira aussi à certaines d'entre vous... et puis j'ai tellement attendu que ce livre paraisse que là, je suis un peu euphorique...
Pour la reprise, attention les ballons, c'est du lourd, du très, très lourd...
Voyons voir, vous vous souvenez des Piliers de la terre (j'en ai parlé ICI, si a vous intéresse), du même auteur? c'était déjà un beau pavé... Et bien celui-ci est pareil, voire un peu plus gros (environ 1300 pages tout de même).
Mais qu'importe puisque ça se lit tout seul... on est tellement pris dans l'intrigue que les pages défilent à une vitesse bien supérieure à celle d'un cycliste dopé...
L'histoire se déroule toujours à Kingsbridge et ses environs, mais deux cent ans après la fin des Piliers de la terre. ET c'est là que j'applaudis Ken Follet: car là où il aurait pu choisir la facilité en écrivant une suite linéaire au premier récit, il a décidé de faire un bond dans le temps, qui enrichit d'autant plus l'histoire du second.
Le rythme est très soutenu: on va d'intrigues en rebondissements sans temps mort, et c'est toujours aussi bien documenté. Je n'ai mis que 10 jours à le lire, c'est dire!
Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire à proprement parler car je trouve que c'est à découvrir vraiment au fil des pages...
Si je n'avais qu'un conseil à donner, ce serait celui-ci: c'est bientôt Noël, pensez-y pour offrir ou vous le faire offrir, satisfaction assurée.... (non, je vous jure, je n'ai pas acheté d'actions chez Robert Laffont, l'éditeur, hi, hi)
18 mai 2008
La totale
Les beaux jours reviennent chez vous et ça me donne envie de reprendre ma rubrique "bibliothèque idéale... ou fatale!" laissée en suspend depuis quelques temps. Ce n'est pas que j'avais arrêté de lire, loin de là. Mais en fait j'ai lu tellement de livres à un rythme frénétique que je ne pouvais pas mettre en ligne et les livres et les couturages. Mais allez hop, je reviens à mes chers bouquins et peut-être cela vous donnera t-il des envies pour vos livres de vacances...
Voici une série que j'ai littéralement dévorée en 1 semaine: les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin.
ces livres sont de grands classiques et je les avais lu une première fois il y a 8 ans lorsqu'ils étaient encore édités en 6 livres de poche. Cette fois, ils ont décidé de les réediter en format broché où chacun comprend 3 tomes, ce qui est une idée géniale et qui coïncide avec la sortie de la suite 20 ans après: "Michael Tolliver est vivant".
Il s'agit de saynètes dialoguées où l'on rencontre différents personnages vivants à San Francisco à l'époque des 70's et des 80's. On les suit tout au long de ces 6 tomes, on les voit évoluer et représenter de plus en plus leur époque.
Le lieu central de ces histoires est le 28, Barbary Lane, une maison cachée dans un petit passage méconnu de San Francisco, tenue par Mme Madrigal, la logeuse surprenante qui héberge la plupart des protagonistes de l'histoire. L'un d'entre eux et peut être le plus typique, est Michael Tolliver, homosexuel débridé, qui nous invite à découvrir LE San Francisco libéré mais aussi le côté moins glam mais qui fait aussi partie de l'histoire: le SIDA, qui connaissait une montée fracassante dans les milieux gays de cette époque.
Ces histoires pourront parfois vous choquer, mais elles restent surtout une grosse référence comme témoignages de ces fameuses années et font souvent sourire car le ton est assez léger et surtout très plaisant.
N'hésitez pas à me donner votre avis...
11 mars 2008
Ça y est, je l'ai!
Vous m'avez toutes bien fait baver devant ce livre, surtout toi, Claitte!
Je ne suis pas déçue! il est vraiment très bien. J'ai hâte de commencer à faire l'un des modèles proposés...
félicitations à Marie.
06 mars 2008
Youp, youp, youp, YOUPI!!!
Quelle joie ce main lorsque le facteur m'a livré mon colis Amazon commandé depuis le 16 février. J'étais hyper impatiente de le recevoir car il faut savoir qu'aux Canaries, il est impossible de trouver des livres en français. On trouve quelques revues, mais les livres, NADA.
Celles qui connaissent mon amour pour la lecture comprendront alors ma fébrilité à ouvrir le paquet...
En voici le contenu:

Il y a quelques polars, quelques bouquins parlant des geisha, un brulot sur le monde de la télé et une nouvelle qui a l'air d'être dans la même veine que "mort aux cons", et surtout les 2 tomes qui me manquaient de la trilogie "Millénium", dont j'ai fait un post il y a quelques temps (à retrouver dans la rubrique "bibliothèque idéale...ou fatale).
Tout cela sent bon les futurs post "littéraires"...
Et puis bon, je n'oublie pas non plus la couture puisque j'ai reçu aussi ce livre:
Il a l'air d'avoir des modèles sympa!
Affaire à suivre...
02 mars 2008
Un sacré pavé!
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas mis d'avis de livre. Et bien, c'est parce que j'étais plongée dans Les piliers de la terre de Ken Follett.
C'est un pavé de 1050 pages. C'est également l'oeuvre monumentale de l'auteur, qui nous avait plutôt habitué aux romans d'espionnage. C'est pourquoi j'étais curieuse de voir ce qu'il donnerait dans l'écriture d'un roman historique. Et bien résultat des courses: je ne suis pas déçue!
Il s'agit d'une grande fresque historique qui se déroule dans l'Angleterre du XIIe siècles, dans le comté de Shiring. On y suit plusieurs personnages qui finissent tous par se croiser à un moment où à un autre. Mais le fil conducteur du livre est le Tom le bâtisseur, un maçon dont le rêve est de participer à la construction d'une cathédrale. En le suivant dans ses errances , on sera projeté dans le moyen âge assez barbare et souvent cruel où les puissants sont sans foi ni loi, même ceux appartenant au Clergé. C'est le règne absolu des luttes de pouvoir personnel et on assistera parfois à certaines scènes choquantes. Je dis cela car j'ai vraiment eu l'impression de faire le film dans ma tête au fur et à mesure du roman.
J'ai été emballée de par le style d'écriture de Ken Follet, que je connaissais déjà, mais dans un registre très différent. Mais je dois aussi avouer qu'il m'a surprise de par le travail minutieux qu'il a fourni pour écrire ce roman. C'est très bien documenté, on sent qu'il a fait beaucoup de recherches sur l'époque et les amateurs d'architecture apprécieront. Finalement, j'ai "avalé" ces 1050 pages assez facilement et je dirait même plus que j'en redemande!
Qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?
16 février 2008
Femmes du monde
C'est un hasard, mais les deux derniers livres que j'ai lu parlent de femmes de civilisations totalement différentes des nôtres:
Le premier est l'excellent "Geisha" d'Arthur golden qui a été adapté au cinéma il y a quelques années sous le titre "Mémoire d'une geisha", mais je ne l'ai su qu'après avoir acheté le livre, grâce à Audrey.
Vous dire que le livre m'a envoûté serait peu dire! Je me suis retrouvée pendant quelques jours dans le Japon des années 20,30,40,50...
On suit une enfant aux yeux bleu/gris d'un petit village de pêcheurs, "vendue" par sa famille pour aller apprendre le métier de Geisha à Kyoto. On se rend compte alors qu'une Geisha n'est pas qu'une courtisane, mais plutôt une artiste qui doit maîtriser les arts les plus raffinés, dont l'apprentissage est assez lourd.
Le roman est raconté de telle manière qu'on se glisse dans une atmosphère complètement étrangère mais qui paraît pourtant très concrète. Je ne suis pourtant pas particulièrement attirée par l'Asie mais je dois dire que là, je n'ai pas pu quitter le livre. Je viens d'ailleurs d'en commander deux autres sur le même thème.
Par contre, le film m'a un peu déçu, non par les images magnifiques qui nous sont montrées et qui transmettent bien l'atmosphère du livre, mais plutôt par le fait que le cinéaste n'ait pas respecté le récit dans de nombreux passages. Mais ça fait toujours ça, en général, quand on lit le livre en premier, non?
Le second livre est "Les filles de Riyad" de Rajaa Alsanea.
Il s'agit d'un récit raconté sous la forme d'un blog, voire d'un groupe de discutions où la narratrice nous raconte la vie de son groupe d'amies à Riyad (Arabie Saoudite). Ça parle beaucoup de leur rapport aux hommes, de la manière de se marier (en général, ce sont des mariages arrangés qui malheureusement existent encore) et des conditions de vie qui s'ensuivent. C'est un peu le récit des secrets interdits et des choses qui ne peuvent toujours pas se dire.
C'est un livre assez surprenant à l'heure où, en Europe, les femmes semblent avoir des droits et une liberté totale.
D'autre part, il est utile de préciser que ce livre a été interdit dans le monde Arabe. Mais attention, seuls quelques pays restent traditionalistes à l'extrême et la narratrice ne nous parle que des choses qu'elle connaît et ne généralise pas. Ce n'est absolument pas un livre politique, mais juste un témoignage concret.
Quelles sont vos impressions?
07 février 2008
deux avis pour le prix d'un
Aujourd'hui, je vous propose 2 livres totalements différents mais qui m'ont énormément plu tous les deux:
Tout d'abord, voici L'immeuble Yacoubian de Alaa El Aswany. Il s'agit ici de la vie d'un immeuble dans le centre du Caire où l'on suit les habitants pas à pas. On y trouve un peu de tout: un homme d'affaire véreux,un jeune homme brillant qui ne trouve pas sa place dans ce monde corrompu, une adolescente trop jolie, un vieux séducteur sous la coupe d'une soeur acâriatre, et bien d'autres encore.
C'est une vision de l'Egypte loin de la carte postale des Pyramides et des couchers de soleil sur le Nil. Je me suis complètement laissée emporter par ce livre écrit sous la forme de portraits croisés tous reliés entre eux par l'immeuble, seul 1er rôle de l'histoire.Les personnages sont très attachants et on ne peut leur donner un sens manichéen. Il n'y a ni bons, ni mauvais dans cet immeuble, mais simplement des humains avec leurs forces et leurs faiblesses...
L'autre est le premier d'une série que les amateurs de Polar connaissent bien: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson. C'est un romancier Suédois qui n'a eu le temps que de publier cette trilogie et qui, juste après avoir remis le manuscrit à son éditeur, est décédé d'une crise cardiaque. C'est bien triste car son style est vraiment addictif.
Nous parlons cette fois d'un journaliste d'nvestigations financières pour qui tout s'écroule le jour où il dénonce un industriel véreux sans vérifier ses preuves. Il se retrouve en procès pour diffamation, est condamné et doit se mettre au vert quelques temps pour se faire oublier. C'est justement le moment que choisit Henrik Vanger, l'un des piliers de l'industrie Suédoise mais dont l'empire décline, pour lui proposer une mission: résoudre l'affaire Harriet, sa nièce disparue 30 ans plus tôt et qui le hante depuis ce temps. Là où l'affaire se corse c'est que les évènements se passent sur une petite île reliée au continent par un pont et que tous les protagonistes du récit font partie de la famille Vanger. Je n'en dirais pas plus car le suspense commence...
Je dois avouer qu'au début, la couverture me faisait peur et j'ai beaucoup tergiversé avant de l'acheter. Finalement, j'aurais eu bien tort de le laisser à la librairie! Bon, d'accord, il n'est pas irréprochable: le début est assez lent mais il faut bien que l'auteur pose les bases de sa trilogie! une fois passée cette mise en condition, le rythme s'accélère et on ne peut plus quitter le fameux bouquin.
En tout cas, j'étais déjà une fan inconditionnelle de Mankell (j'ai tous ses bouquins), un autre Suédois et je commence à me dire qu'ils ont vraiment un petit quelque chose en plus ces écrivains nordiques!
Qu'en dites vous?
27 janvier 2008
Lectures du dimanche...
Aujourd'hui, je vous fais partager mes impressions sur deux livres totalement différents mais aussi intéressant l'un que l'autre:
Tout d'abord, voici Madame Bâ, d'Eric Orsenna:
Il s'agit de madame Bâ, l'héroïne du livre, une Malienne géante cherchant à obtenir un visa de court séjour pour aller chercher son petit fils en France, qui a été enlevé pour jouer au foot dans un club français.
Le livre est conçu de telle façon que chaque chapitre correspond aux cases du formulaire de demande de visa. À travers chacune des informations qui lui sont demandées, Madame Bâ nous fait revivre son histoire et sa vie de Malienne fière de ses origines.
C'est un livre très émouvant et à contre-courant de ce que nous connaissons actuellement avec les vagues d'immigration clandestine. Madame Bâ ne veut pas quitter son pays mais va y être contrainte par les évènements liés à son petit fils. Eric Orsenna nous décrit une femme forte et profondémment touchante et nous fait passer à travers elle son amour de l'Afrique. Seul bémol, le rythme est parfois un peu traînant, surtout à la fin, mais je lui pardonne facilement puisque comme le dit mon Philou:"Orsenna est un contemplatif!"
Le second livre et que j'ai beaucoup aimé est "Chroniques de l'asphalte" de samuel Benchetrit, volume 1/5
Ce livre est le premier tome d'une série de 5 où l'auteur nous raconte les 30 premières années de sa vie. on pourrait se dire: "mais qu'est-ce qu'il a bien pu vivre d'intéressant en seulement 30 ans?". On le découvrira au cours des 5 livres.
Celui-ci est consacré à son adolescence passée en banlieue parisienne. On ne parle pas là des jolies banlieues pavillonnaires, mais des quartiers des tours pendant les années 80. Le ton de Benchetrit est très naturel, ce qui rend le livre accessible par tous et agréable à lire. Je l'ai dévoré en quelques heures et j'ai adoré. Il ne fait pas de constat amère de la misère et de la violence comme on pourrait le croire, mais raconte simplement la vie quotidienne dans une banlieue où se mélangent toutes les nationalités et tous les styles de vie.
Donnez-moi vos impressions...
23 janvier 2008
Mort aux Cons!
j'ai fini ce bouquin il y a 15 jours et je n'avais pas pensé à vous en faire profiter! Ça aurait été dommage car franchement il vaut le coup!
Le pitch: un homme se rend un jour compte que sa vie est pourrie par les cons de toute sorte. Ça va du voisin qui fait des travaux un dimanche matin à l'automobiliste qui le serre de trop près sur l'autoroute en passant par la copine de sa femme qui n'arrête pas de lui vanter les bienfaits de la maternité alors que lui ne veut pas d'enfants. Un jour, il décide de passer à l'action et d'éradiquer les cons. Vaste programme....
Amateurs (trices) de cynisme et d'humoir noir, ce livre est pour toi! J'ai rigolé du début à la fin et on ne peut pas s'empêcher de se sentir assez proche du héros dans le sens où l'on croise tous les jours au moins l'une des espèces de cons dont il parle. La seule différence est que lui est assez radical dans sa manière de voir les choses.
Bref, voici un livre très jouissif qui ne se prend pas la tête et pour un premier essai de la part de Carl Aderhold, c'est un coup de maître. J'adore!!!
Et vous qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?
15 janvier 2008
Chagrin d'école
Pour commencer la semaine, voici Chagrin d'école (cliquez pour voir le site internet consacré au livre), le dernier livre de Daniel Pennac.
il s'agit d'un livre à mi-chemin entre l'autobiographie, le roman et l'autofiction. Cela commence avec le récit de son enfance "écolière" et du fait qu'il était un cancre, puis il enchaîne sur son expérience en tant que professeur pour des élèves en difficulté en expliquant au passage comment il a pu devenir professeur alors qu'il était très mauvais à la base et il mêle le tout avec des passages un peu schizophréniques où son double "enfantin" vient réagir à ses propos.
Pour ceux qui ont aimé la saga des Malaussène, n'esperez pas y retrouver là l'ambiance de ces romans. c'est totalement différent et c'est, à mon avis, plus un traité sur l'école qu'un véritable roman.
Pennac nous y fait de grandes démonstrations de pédagogie et c'est même parfois un peu prétentieux (mais cela n'implique que moi).
Bref, il s'agit tout de même d'un bon bouquin de Pennac mais ne vous attendez pas à rigoler à chaque page.
Et vous, qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?
















